En cas de mauvaise visibilité, une règle générale : « vitesse = distance de visibilité »
Dès que la visibilité est significativement réduite, il est obligatoire de conduire avec les feux de croisement — même de jour — c’est notamment ce qu’exige le Code de la route. Cela vaut pour le brouillard, comme pour la neige et la pluie. A contrario, les feux de jour sont totalement inadaptés en cas de brouillard. Dans de telles conditions, il est également admis d’activer les phares antibrouillard. Si la visibilité s’améliore, les feux antibrouillard doivent à nouveau être désactivés. Attention cependant : de nombreux véhicules dotés d’un système d’éclairage automatique ne passent pas aux feux de croisement de leur propre chef. Dans ces situations, la personne au volant doit elle-même intervenir sur la commande des feux.
Autre gage de sécurité : utiliser intelligemment les feux antibrouillard arrière. En France, par exemple, ils ne sont autorisés qu’en cas de brouillard et de chute de neige. Cette réglementation s’applique également en agglomération.
À travers un épais brouillard, la forte luminosité des feux arrière antibrouillard rend les véhicules mieux visibles pour ceux qui le suivent — de quoi diminuer le risque de collision. Il est donc essentiel de les allumer en temps voulu
précise Thomas Gut, accidentologue chez DEKRA.
Si la brume se lève et que la visibilité dépasse à nouveau les 50 mètres, il faut les éteindre à nouveau. Sa puissante lumière peut éblouir les autres usagers de la route et éclipser les feux de freinage. Qui oublierait cette précaution s’expose même à une contravention de 20 euros. Tout aussi important : dans des conditions de visibilité inférieures à 50 mètres, la vitesse maximale autorisée descend à 50 km/h.
Il est par ailleurs recommandé de ménager des distances de sécurité suffisantes en cas de mauvaise visibilité. La règle générale applicable dans des conditions normales de visibilité, « la moitié de la vitesse au compteur », ne vaut pas par temps de brouillard. « Dans ce cas précis, la distance doit être bien plus grande », rappelle Thomas Gut. Le spécialiste conseille de se fier à la règle « vitesse = distance de visibilité » — autrement dit : à 50 km/h, augmenter la distance de sécurité à environ 50 m.