Conduite autonome

févr. 2019

Mann am Steuer ohne Hände am Lenkrad

À travers le monde, plusieurs pays travaillent d’arrache-pied pour introduire sur le marché des solutions de mobilité connectée et automatisée. « L’Union européenne doit réagir beaucoup plus rapidement aux avancées de ce secteur » : c’est ce que les députés européens ont récemment exigé dans une résolution non contraignante, adoptée par une grande majorité. Les députés ont salué le communiqué de la Commission européenne intitulé « En route vers la mobilité automatisée », qui constitue selon eux un jalon essentiel de la stratégie européenne en faveur d’une mobilité connectée et automatisée. Ils ont toutefois souligné la nécessité de poursuivre les efforts afin de fournir au secteur les moyens dont il a besoin mais aussi de mettre en œuvre des règles de sécurité et de responsabilité.

Les députés invitent aussi la Commission et les États de l’UE à réaffirmer leur rôle de premier plan en faveur de l’harmonisation internationale et technique des véhicules automatisés, comme cela est défini dans le cadre de la Commission économique pour l’Europe des Nations Unies (CEE-ONU) et de la Convention de Vienne. Ils exigent également le développement de systèmes de sécurité permettant de garantir la cohabitation des véhicules automatisés et des véhicules qui ne sont ni connectés, ni automatisés. Ils souhaitent par ailleurs une amélioration des règles européennes relatives à la responsabilité. En effet, en cas d’accident impliquant un véhicule piloté par un logiciel, une question se pose : qui est responsable ? Le conducteur ou le constructeur ?

Selon les députés, la recherche devrait également se concentrer sur les effets à long terme de la circulation autonome. Adaptation des consommateurs, réception par la société, réactions physiologiques et corporelles, prévention des accidents... autant de thèmes dont les chercheurs doivent faire une priorité. « L’Europe doit se montrer innovante, mais plus vite que cela. La Chine et les États-Unis ne l’attendront pas », a affirmé le rapporteur Wim Van de Camp, membre du Parti populaire européen.

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